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mercredi 20 avril 2011

Charles III

Charles III à Nancy : La statue de la discorde - Le point de vue politique

19-04-2011 Danièle Noël  

Charles IIILa ville de Nancy a décidé d’ériger sur l’actuelle place du marché une statue équestre en bronze en l’hommage de Charles III, duc Bâtisseur de Lorraine et fondateur du « grand projet » de la ville neuve de 1588. Ce choix politique s’inscrit dans le cadre du développement urbain de la ville et du réaménagement de la Place Henri Mengin - Charles III ainsi qu’approuvé lors d’un conseil municipal.

La décision telle qu’actée entre dans la perspective des événements qui mettront la ville de Nancy à l’honneur dans la thématique « Renaissance 2013 ».
Si le réaménagement de cette place n’est pas remis en cause, il n’en va pas de même en ce qui concerne le choix de l’oeuvre retenu : une statue qui n’a jamais existé en sa forme achevée.

Rappel des chiffres

Le coût du réaménagement de la place a été estimé à 8 millions d’Euros. Ces dépenses seront, selon la ville, parfaitement maîtrisées.
Les travaux afférant au parking souterrain, estimés à près de 3 millions d’euros, seront entièrement pris en charge par Vinci Park, qui les répercutera sur le coût de stationnement des usagers.
Reste le montant de la fabrication de la statue, soit près d’ 1 million d’Euros et qui doit être en grande partie financé grâce au mécénat. Une convention avec la Fondation du patrimoine a été signée par la ville de Nancy afin de lancer une souscription qui devrait permettre de recueillir les fonds nécessaires à sa réalisation.

Le sens historique donné au projet

Les défenseurs de la statue avancent comme arguments le bien fondé d’une réparation historique, en lieu et place si ce n’est en heure, pour un hommage dont le duc de Lorraine n’a jamais pu bénéficier. En effet, de cette statue équestre, pensée en 1610, seul le cheval a été réalisé après moult
péripéties et aléas.
A l’heure actuelle, une réduction de 60 cm trône comme il se doit sur un piédestal au Musée Lorrain de la vieille ville et honore tout à la fois Charles III ainsi que le travail des maîtres fondeurs de l’époque, les frères Chaligny.
Ce sont par conséquent essentiellement ces deux positionnements – financement et choix de la statue- qui font actuellement grand bruit sur la place de Nancy et attisent tant de discorde.

La responsabilité politique de la Ville

Il n’est pas question ici d’y associer une guérilla d’étiquettes politiques visant à comparer tel ou tel projet, quel qu’il soit, défendu par une autre collectivité territoriale.

Dès lors, d’un point de vue politique- au sens noble du terme, à savoir la vie de la Cité- il en ressort que la Ville a souhaité donner une vision responsable de son engagement dans ce projet.
Ainsi, que l’avenir de cette place soit heureux ou non, elle se devra de l’assumer.

Néanmoins, ce que certains jugent comme étant une légitimité à être seul décideur d’un choix politique va à l’encontre du message prôné fréquemment par la Ville du désir de « vivre ensemble » et d’implication des habitants à la vie de la cité.

A l’heure où Nancy prône la participation citoyenne au travers les ateliers de vie de quartier, la « vie participative », impliquant les élus et services de la Ville ainsi que leurs interlocuteurs, à l’heure où elle réitère que « le dialogue citoyen en direct, en petit comité et sur le terrain, est une réalité vivante » cette décision résonne comme une fausse note et une contradiction.

Certes, rien ne l’oblige à un devoir de concertation en urbanisme, mais force est de constater qu’un projet partagé par tous vaut mieux pour l’avenir qu’un projet décrété, aussi performant soit-il.

Aujourd’hui, nombre de Nancéiens, par leurs multiples réactions (pétitions, articles de presse…) prouvent qu’ils veulent être acteurs de la vie de la Cité, qu’ils souhaitent penser et construire avec les politiques, côte à côte, l’avenir de notre ville.
Cet appel est le signe d’une volonté de responsabilisation citoyenne. Ne pas répondre à cet appel ou se reposer sur des décisions actées et figées risque, une fois encore, de conforter la défiance du citoyen à l’égard de l’élu, de créer des réactions de rejet et d’incompréhension.

L’air du temps

Ainsi que l’a récemment rappelé André Rossinot, maire de Nancy, « l’air du temps appelle à la modestie ». De ce fait, pour beaucoup, le coût de réalisation exorbitant de la statue apparaît comme une provocation face aux réalités quotidiennes et aux priorités à accorder à la gestion de la ville, même si l’on peut démontrer que cet engagement financier sera , sans trop de risques, amorti dans le temps.

Quant au choix de l’oeuvre en elle-même la question qui se pose n’est pas l’objet d’une querelle « Anciens contre Modernes ».Elle pointe du doigt la capacité de s’interroger sur l’image et la finalité que l’on souhaite donner à cette place.
Lieu de commémoration historique, d’un passé figé dans le temps et que l’on souhaite recomposer? Ou lieu de création, de vie, et d’ouverture vers l’avenir ?
Si Charles III était amené à contempler l’actuelle place du marché, libérée de ses étalagistes, certes diaprés et vivants, mais assez disharmonieux, il aurait alors un regard clair et sans doute acerbe sur l’histoire de la Ville : une association de genres urbanistiques hétéroclites allant de l’église Saint-
Sébastien de l’architecte Jennesson (auquel on rend bien peu hommage également), le marché central de 1848 et le centre commercial de 1976…
Est-ce là le reflet de ce qu’il souhaitait pour Nancy ? Lui qui voulait en faire une capitale moderne, ouverte sur les arts, les échanges économiques et qui rayonne dans toute l’Europe…

Donner une nouvelle perspective d’avenir à Charles III

En conclusion, si le projet de réalisation de la statue de Charles III peut paraître pour quelques-uns comme une évidence s’imposant pour rendre hommage au Duc de Lorraine, il en ressort également que cette perspective parait bien réductrice, voire simpliste dans sa réflexion.
En effet, de la consultation collective, une multitude de projets, notamment grâce la participation des artisans d’art lorrains pourrait voir le jour.
Avec un défi, très simple à mener finalement : écouter les propositions que peuvent faire les uns et les autres. Les confronter, entre eux et avec le projet de la Ville. Faire appel aux talents des artisans d’art.
Nous en avons. La Lorraine n’est pas privée de compétences, elles existent.

Les artisans d’art sont les héritiers de savoir-faire précieusement élaborés au fil des siècles et sont un véritable atout pour les territoires en termes de développement et d’attractivité touristique.

Si le souhait de la ville de Nancy est de faire de cette place un lieu de vie pour les célébrations de « Renaissance 2013 », il serait sans doute heureux de s’inspirer du siècle des Lumières. Il suffit pour cela de renouer avec l’alchimie des Lumières qui a permis tant de merveilles grâce au partage des
connaissances acquises par l’expérience, l’enseignement du passé et l’esprit critique.

Ce serait là une bien belle perspective d’avenir pour Charles III qui ouvrirait les portes d’une joute artistique des temps à venir. La question reste sur la place…

vendredi 4 décembre 2009

La capitulation fiscale du gouvernement

Guillaume Bagard - MD54 - 4-12-2009

« Jamais je ne reviendrai sur la baisse de la TVA dans la restauration ». Sarkozy est formel, les jérémiades du sénat n’y changeront rien, pas touche à sa baisse de la TVA.

Cette bataille sur la baisse de la TVA de 19,6 à 5,5 sans aucune contrepartie, captive les Français.
Toutes les études vont dans le même sens, la baisse n’a pas été répercutée aux clients, pire elle n’a pas créé de nouveaux emplois, bref un fiasco complet.

Même dans la majorité, on grince des dents, les sénateurs de droite avaient ainsi menacé de revenir sur la baisse si les restaurateurs ne respectaient pas leurs engagements. Le président les a rassurés et les sénateurs sont très docilement rentrés dans le rang.

Et  cette formule en rappelle étrangement une autre. Souvenez-vous en octobre, alors que des députés de la majorité demandaient plus de justice sociale : « Je ne toucherai pas au bouclier fiscal » avait rétorqué Sarkozy.

Il est vrai qu’en quatorze mois, pas moins de 13 nouvelles taxes ont été votées. Alors, le « président du pouvoir d’achat » peut bien répéter, comme une incantation, qu’il «n’a pas été élu pour augmenter les impôts » les taxes et autres types de prélèvement pleuvent depuis son entrée à l’Elysée.

Avec l’institution du bouclier fiscal exonérant les plus privilégiés de toutes contributions à partir de 50% de leurs revenus, la classe moyenne est devenue l’éponge de ces charges d’un genre nouveau, à l’instar du RSA ou de la taxe carbone.

La pire des ruptures, c’est celle avec le principe de progressivité de l’impôt qui a bâtit notre République, l’idée même, que chacun doit donner à l’état, une participation en fonction de ses moyens, bref l’idée même de solidarité.

Petits rappels des chiffres, la baisse de la TVA correspond à une perte sèche de 3 milliards d’euro par an, le bouclier fiscal a 241 millions d’euros, la suppression de la taxe professionnelle pourrait quant à elle coûter près de 28 milliards, si elle est intégralement compensée…  En revanche pas touche aux 20 milliards de niches fiscales.

Alors que le parlement prévoit un déficit de plus de 116 milliards au budget 2010, Sarkozy lance un grand emprunt de trente cinq milliards qui s’ajoutera à notre dette de 1 254 milliards d'euros.
La seule cohérence de la politique du gouvernement est une capitulation fiscale systématique de Sarkozy, vis à vis du MEDEF.
Pourtant, la Majorité Présidentielle a foi en son chef, et en son infaillibilité, toute pontificale… Aucune velléité d’indépendance des satellites de la majorité, la victoire passe par Sarkozy, la raison aussi.

lundi 26 octobre 2009

Gare TGV : Louvigny ? Vandières ? Que faut-il en penser ?

Rébublicain Lorrain - 26 - 10 - 2009

La gare de Louvigny. Photo Karim SIARI

L’enquête publique lancée sur l’opportunité – ou non – de construire une nouvelle gare TGV d’interconnexion à Vandières s’achève ce mercredi. Nos lecteurs apportent leur contribution au débat, avec parfois des avis tranchés.

Engouement

Un lien rail-rail

Pas de leur poche

Liaison cadencée par bus

Dans le Canard enchaîné

L'utopie du fret

mercredi 21 octobre 2009

TGV EST : Le Mouvement Démocrate lorrain favorable à Louvigny

A l'initiative de l'éxécutif Lorrain du Mouvement Démocrate, en conformité avec les décisions prises à la quasi-unanimité des exécutifs et des adhérents du MoDem, après un très large débat, lors de notre Université Régionale Lorraine 2009 à Senones : soutien de la solution TGV à Louvigny et à une "Desserte Rapide" des villes de la métropole Lorraine. Cette décision a été prise après examens des différentes solutions et bienfaits pour l'ensemble de la Lorraine. Notre solution semble la plus prometteuse pour un développement de l'ensemble de notre région. Seule une participation massive à l'enquête publique peut permettre d'influer sur son résultat. Vous pouvez le faire en éditant le document joint en ligne (en différents formats word.doc, openoffice.odt ou pdf) ou en le recopiant à la main.

Dans tous cas il faut respecter les dates annoncées, le cachet de la poste faisant foi. Le tribunal administratif de Nancy a nommé Monsieur René SARTELET, en tant que commissaire enquêteur. Ce commissaire enquêteur. René Sartelet dispose d’un mois pour recueillir les observations. Celles-ci peuvent être consignées sur place dans le cahier de doléances (dans les horaires d’ouverture de la mairie) ou transmises par la Poste, adressées en mairie (54 121 Vandières) jusqu’au 28 octobre. Celui-ci se tiendra également à disposition du public lors de permanences en mairie de Vandières aux dates suivantes :

   * Lundi 28 septembre de 14h à 17h
   * Mardi 6 octobre de 15h à 18h
   * Mercredi 14 octobre de 14h à 17h
   * Vendredi 23 octobre de 14h à 17h
   * Mercredi 28 octobre de 16h à 19h

Les documents en ligne peuvent être utilisés tels quels, personnalisés à vos coordonnées ou utilisés tout ou partie pour enrichir votre réponse.

dimanche 2 août 2009

TGV EST - Vandières ou Louvigny

Alors que les divergences politiciennes lorraines n’en finissent plus de freiner les projets d’intérêt généraux, comme celui de la seconde phase du TGV Est Européen, à l’instar de tants d’autres, il est urgent pour l’avenir de la Lorraine de trancher définitivement la question des gares de Vandières et de Louvigny. En effet, s’il apparaît certes nécessaire de poser des conditions afin que le TGV Est profite réellement à toute notre belle province, il convient au contraire d’en finir une fois pour toutes avec tous ces atermoiements politiciens et ces querelles autodestructrices. Car, en attendant la fin des stupidités de nos (ir)responsables, la SNCF a dernièrement rappelé que la liaison gare Lorraine TGV-Francfort ne sera pas maintenue et qu’elle n’était guère emballée par un arrêt à Louvigny du TGV de Zurich, préférant ainsi passer par l’axe Rhin-Rhône. Voilà donc où tout cela nous conduit. Quelle bêtise ! Car même dans la perspective d’une ligne TGV complète jusqu’à Strasbourg, les Lorrains se contenteraient de regarder passer les trains devant leurs yeux comme des vaches. Or, il apparaît évident que de tels arrêts internationaux sont vitaux pour notre belle province. Dans le cas contraire, l’intérêt de la deuxième phase serait proche du néant.

Pour revenir à cette querelle de clochers vieille comme le monde, Jean-Pierre Masseret a récemment exigé comme condition incontournable à la signature du protocole d’accord financier sur le second tronçon de la ligne à grande vitesse une reconnaissance de la part de l’Etat français de la nécessité de construire la gare d’interconnexion de Vandières. Celle-ci serait ainsi raccordée au réseau TER, notamment sur la ligne Metz-Nancy, et remplacerait la gare intérimaire de Louvigny, accessible uniquement par la route. Une précédente étude avait permis de démontrer la faisabilité technique et le bien fondé d’une telle structure pour l’aménagent du territoire, dans l’optique d’assurer dans de bonnes conditions une correspondance TGV-TER. S’il apparait à nos yeux que la gare de Vandières doit se faire, nous n’arrivons toujours pas à comprendre pourquoi elle n’a pas été faite tout-de-suite. Cela aurait ainsi permis aux Lorrains d’économiser les 27 millions d’euros nécessaires à la construction de la gare de Louvigny. Quelle gestion désastreuse et scandaleuse de l’argent public ! Un cas unique. Franchement chapeau. De même, ce qui nous paraît étrange dans cette bien triste histoire politicienne, ce sont les 100 millions d’euros nécessaires pour bâtir la gare de Vandières, soit plus de trois fois le montant de celle de Louvigny, autant que pour celui de la mise à 2X3 voies de l’A 31 et plus encore que pour celui du Centre-Pompidou Metz ! Elle sera taillée dans le marbre ou quoi cette gare ? C’est tout bonnement incroyable !

lundi 13 juillet 2009

L'autoroute A31 en deux ou trois voies ?

13-7-09  tout Metz

La Région Lorraine a débloqué 30 à 40 M € pour aménager l’A31 en2×3 voies.

Elle espère ainsi inciter le gouvernement français à réaliser les travaux.

Vendredi 10 juillet 2009, les nouvelles règles de circulation de l’État sur l’A31 (harmonisation à 110 km/h) sont entrées en vigueur.

Jean-Pierre Masseret, le Président de la Région Lorraine estime qu’il faut aller plus loin pour fluidifier le trafic. Il souhaite pouvoir passer l’A31 en 2×3 voies entre Metz et Nancy.

Le coût total des travaux nécessaires est 100 M€.

La Région Lorraine attend une réponse de l’Etat et souhaite que les autres partenaires, notamment le Conseil Général de la Moselle et les agglomérations de Metz et Nancy s’engagent financièrement.

samedi 24 janvier 2009

Réforme des collectivités locales : commission Balladur - Intervention de F BAYROU

Nous , Français , sommes habitués à cette architecture traditionnelle :commune - département - état . "Tout le monde se comprenait : qui fait quoi, qui est responsable ?....."Toutefois , un regroupement semble aujourd'hui nécessaire . Mais , comment faire , chacun continuant à revendiquer son identité ? Une démarche communautaire ne doit-elle pas être mise en place ? François BAYROU y est favorable . Le citoyen , doit être en mesure de réfléchir à cette évolution par le biais du suffrage universel .Un rapprochement Département - Région (mêmes élus) semble indispensable.